Cela sent le printemps ! L’alimentation et l’agriculture sont des sujets prépondérants cette semaine. Deux publications tentent de nous en apprendre plus. La première, éditée par le ministère de l’agriculture, a étudié les tendances des consommateurs. La deuxième, publié par un foodtank, affine en fournissant un panorama des foodtechs. Les deux fournissent des pistes pour l'innovation.

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Les pratiques alimentaires à la loupe

Le ministère de l’agriculture vient de publier une étude sur les tendances actuelles et à venir pratiques alimentaires. Ce qui ressort des 123 pages de ce rapport, est que les variations des pratiques vont en s’agrandissant. D’un côté, le consommateur recherche plus de naturel, avec des produits plus sûrs pour sa santé. Il va alors s’intéresser aux circuits courts, à l’économie collaborative et au DIY. Il recherche également la simplicité de préparation ou de dégustation, avec des plats tout prêts ou que l’on prépare rapidement. Pour terminer, il doit faire attention à son budget et il est friand de nouveauté et d’exotisme.

Des tendances fortes de la consommation en France

De la quarantaine de tendances détectées, les contributeurs de cette étude en ont déterminé les plus importantes. Elles sont présentées sous forme de fiche reprenant l’essentiel de chaque pratique. D’une manière générale, à chaque tendance correspond un profil type en matière d’âge, d’éducation ou de mode de vie. Certaines – comme la lutte anti-gaspi ou la transparence - touchent la société dans sa globalité. D’autres, au contraire, sont plus segmentées.

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Des données pour définir sa stratégie

Par exemple, le DIY (ou le « faire soi-même ») concerne davantage les actifs de moins de 60 ans vivant en zone urbaine ou rurale. Il impacte négativement sur le chiffre d’affaires des métiers de la restauration. Il donne néanmoins aux restaurateurs l’opportunité de créer des activités complémentaires comme des ateliers culinaires. Il leur est également conseillé de communiquer sur leurs savoir-faire, notamment via les réseaux sociaux. A contrario, pour la tendance «  prêt à manger », il est préconisé de diversifier à la fois sa production et son mode de distribution pour être au plus près du consommateur. C’est ainsi que de plus en plus de producteurs offrent des fruits et légumes découpés. De la même manière, des commerces non alimentaires s’enrichissent de rayons snacking.

En conjuguant les données fournies pour chaque tendances avec celles fournies par des outils tels que MonEmplacementCommercial, on peut déterminer les données économiques, commerciales et démographiques de son quartier d’implantation.

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Les startups dans l’agriculture et l’alimentation de demain

Le thinktank Food is Social et Shake Up Factory (accélérateur de startup dans l’agrobusiness) se sont également penchés sur les tendances fortes du secteur – proximité, sécurité alimentaire, personnalisation, etc. – pour définir les segments où sont présentes les startups.

Transition numérique de la fourche à l’assiette

C’est le numérique qui en tête, notamment pour la logistique. Les services à domicile se multiplient, qu’il s’agisse de se faire livrer des aliments bruts ou préparés … ou des cuisiniers. L’information est également un thème de choix pour l’agroalimentaire avec des applications et des emballages intelligents qui vont offrir des données sur les qualités nutritionnelles des produits. En matière de gestion des ressources, le digital va également s’intéresser au contrôle des déchets et des excédents. Pour les agriculteurs, les applications associant détection laser, capteurs biologiques et analyse des données se multiplient.

Nouveaux aliments, nouveaux modes de production

Hors numérique, le guide évoque également des modes de production émergents comme l’agriculture urbaine grâce à des techniques comme l’hydroponie. Il n’oublie pas les produits qui – comme les insectes ou les algues – ne font pas exactement partie de notre régime alimentaire mais qui auraient de bonnes raisons nutritionnelles de le faire.

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